QUAND AVOIR SON PREMIER ENFANT N’EST PAS SI SIMPLE

Arrêter la contraception, faire l’amour, avoir un retard de règle, faire pipi sur un test, attendre 3 interminables minutes, regarder le résultat, avoir son coeurs qui s’emballe, chercher la manière la plus originale pour annoncer à l’homme qu’il va devenir papa.

Le rêve de toutes femmes en désir d’enfant. C’était aussi le mien.

Un rêve qui ne pourra jamais se réaliser.

Comment ne pas être déçue chaque mois? Comment tenir, s’accrocher, ne pas baisser les bras?

Par amour. Uniquement par amour.

Insuffisance ovarienne précoce. Voilà le mal qui m’empêche de fonder une famille naturellement.

J’ovule, mais mal. Mes follicules sont trop petits, de piètre qualité.

2015, plusieurs mois que l’on essaye de faire un mini nous. Je vais de RDV en RDV, de prise de sang en prise de sang. Mon Doc me parle de protocole PMA.

Duphaston, pour commencer. C’est compliqué de cerner son ovulation quand son cycle va de 22 à 45 jours. Ce médicament me permet de savoir quand je vais ovuler, de caler mes cycles sur 28 jours.

Après 4 mois, nous passons des tests. Spermogramme pour lui, hystérosalpingographie pour moi.

Mon Doc nous prévient, il arrive fréquemment que des grossesses surviennent après cet examen, surtout lorsque les trompes sont bouchées.

Les résultats du spermogramme de Ju l’inquiète . 94% de spermatozoïdes atypiques. Le Doc est plus confiant : il en suffit d’un pour que ça marche. Il lui donne tout de même des vitamines, Conceptio Homme, pour le rassurer.

Mon examen est prévu le 30 décembre. Le 31, nous recevons nos amis pour fêter le passage en 2016.

Je bois. Plus que d’habitude. Je suis ivre, j’oublie le temps d’une soirée tous mes problèmes.

05h du matin, les invités s’en vont. Nous faisons l’amour, sans y penser, sans vouloir concevoir. Juste par amour. Puis encore au réveil, puis à la sieste, puis au coucher.

Dès le 3 janvier, je dis à Ju que je suis enceinte, que je le sens. Il se moque de moi, n’ose pas y croire. Mais je ressens au font de moi que je suis différente. Je n’ai encore aucun symptômes, mais je le sais, c’est tout.

Je fais une prise de sang 13 jours après, avant même un retard de règles. Mon taux est de 89. Je suis réellement enceinte. Je le savais.

Le doc avait raison, ça a marché.

Je fume une dernière clope. Hors de question que je fasse du mal à cette « petite crotte » surnom donné pendant 9 mois qui pousse en moi. Je veux qu’il s’accroche pour de bon, qu’il soit notre petit bonheur, notre enfant.

Je fonce acheter une paire de chausson et un body. Je demande un papier cadeau « c’est pour offrir ». J’annoncerai ce soir là à Ju qu’il deviendra Papa pour la toute première fois.

Les petits chaussons Arsène et le Pipelettes
Le petit body Arsène et les Pipelettes

Notre petite crotte s’accrochera bien, poussera en moi, se développera, pour devenir notre petit Louis duquel j’accoucherai le 16 septembre 2016 à 13h30.

PATIENTEZ
MERCI!

2 réflexions au sujet de « QUAND AVOIR SON PREMIER ENFANT N’EST PAS SI SIMPLE »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s