LES HUILES ESSENTIELLES

J’ai eu la chance d’être conviée à un évènement organisé par ma boutique Aixoise chouchoute Onatera, dans le but de nous faire découvrir le monde des huiles essentielles.

J’ai eu l’honneur de rencontrer Christophe Drezet, naturopathe de renom, auteur de plusieurs ouvrages dont son dernier « bébé » Les huiles essentielles pour tous disponible ici.

QU’EST CE QU’UNE HUILE ESSENTIELLE?

Les huiles essentielles sont des mélanges associant des terpènes, alcools, cétones et aldéhydes. Elles sont obtenues par distillation par vapeur d’eau, distillation sèche ou par expression à froid des zones de la plante qui en contiennent : fleurs, pétales, feuilles, tige, racines, écorce des fruits, graines, résine ou gomme.

Il faut environ 100 kg de lavande et 2 tonnes de pétales de rose pour obtenir 1L d’HE, c’est pourquoi certaines HE ont un coût très important.

Les HE pénètrent très facilement dans l’organisme car elle sont constituées de molécules très fines:

  • Par voie orale ou par la peau elles ne mettent que quelques minutes à passer dans le sang, et leurs principes actifs se dirigent rapidement vers les organes ciblés.
  • Par inhalation, les molécules volatiles atteignent les zones olfactives du cerveau très rapidement.

L’efficacité des HE vient de ce que l’on nomme la ternaire aromatique :

  • Une activité biochimique : certaines molécules qui composent les HE agissent sur des récepteurs biochimiques de l’organisme, entrainant une action thérapeutique: par exemple, la Gaulthérie odorante (Gaultheria fragrantissima Wall) est très efficace contre les douleurs musculaires. Son huile essentielle est composée de 99% de salicylate de méthyle, aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. Le salicylate de méthyle va inhiber la synthèse des prostaglandines qui sont des messagers chimiques du corps médiateurs de l’inflammation. En bloquant le message de l’inflammation, le salicylate de méthyle apaise la douleur. L’un des plus proches cousins du salicylate de méthyle est l’acide acétylsalicylique, aussi connu sous le nom d’aspirine.
  • Une activité énergétique : les HE ont un potentiel électronique. Elles ont un excès ou un déficit d’électrons et ont donc la capacité d’en échanger avec le milieu dans lequel elles sont introduites. Les HE vont échanger des électrons avec les atomes du milieu dans lequel elles se trouvent. Elles seront dites positivantes si elles captent des électrons, et négativantes si elles en donnent. Cet échange d’électrons est ce que l’on appelle une réaction d’oxydo-réduction. Certaines HE vont avoir des propriétés antioxydantes ( elles vont lutter contre le vieillissement cellulaire) et d’autres des propriétés pro-oxydantes et vont favoriser la destruction de certaines cellules endommagées.
  • Une activité informationnelle : le parfum des HE (leur arôme) est transmis au cerveau sous forme d’influx nerveux. Certains arômes peuvent entrainer des réactions psychologiques, voire physiologiques importantes. Du fait de leur grande volatilité, les molécules des huiles essentielles atteignent les zones olfactives du cerveau. Elles peuvent créer des réactions en chaîne allant jusqu’à activer des fonctions biologiques voire physiologiques.

Il existe parfois plusieurs noms pour une même huile essentielle, ce qui peut engendrer des confusions dans leurs utilisations. Par exemple, il existe du Thym à Géraniol, du Thym à Linalol, du Thym à Thujanol …

Un chémotype désigne une variété biochimique au sein d’une même espèce. Certaines plantes vont synthétiser des essences différentes selon le milieu dans lequel elles poussent. Un pied de thym qui pousse en montagne produira plus de géraniol, tandis que le pied qui aura poussé dans un climat aride donnera plutôt du linalol. Selon son lieu d’origine, une huile essentielle pourra avoir une composition chimique différente, et donc des propriétés thérapeutiques différentes .

QUELLES SONT LES DIFFERENTES UTILISATIONS DES HUILES ESSENTIELLES?

  • Les HE peuvent être utilisées en première intention pour soigner diverses pathologies. Maux de têtes, aphtes, constipation, stress… Elles sont très efficaces et peuvent éviter la prise de médicaments dans certains cas. N’hésitez pas à consulter un naturopathe qui saura vous conseiller la bonne HE en fonction de votre problématique. Le livre de Christophe est aussi très bien fait et vous permet de trouver facilement des remèdes faciles à réaliser.
  • En cosmétique elles sont utilisées pour parfumer les préparations ou pour apporter un soin supplémentaire : anti imperfection, calmante etc…
  • Vous pouvez aussi utiliser des HE pour parfumer vos repas : par exemple 2 gouttes d’HE de basilic en fin de cuisson vous permettront de relever vos plats.
  • Les HE peuvent aussi être utilisées pour parfumer votre maison et votre linge: quelques gouttes d’HE sur un petit coton placé dans votre aspirateur vous permettront de parfumer votre intérieur pendant votre ménage, ou 2 gouttes d’HE sur les noix de lavage parfumeront agréablement votre linge…
  • Les HE peuvent aussi être utilisées pour soigner vos animaux, ou comme répulsifs contre les moustiques, taon et mouches pour vos chevaux par exemple.

LES HUILES ESSENTIELLES PEUVENT-ELLES ÊTRE DANGEREUSES POUR NOTRE SANTE ?

Nous avons énormément d’idées reçues concernant les huiles essentielles.

Peur d’une intoxication, d’une grosse allergie, d’aggraver un problème plutôt que de le soigner…

Il faut savoir que les HE dangereuses, qui sont des poisons, ne sont pas autorisées à la vente. Toutes les HE que vous trouvez en vente libre ne sont pas dangereuses pour la santé dans une utilisation normale.

En effet, les plus gros problèmes résultant de l’utilisation des HE sont dues à …. leurs mauvaises utilisations.

Certaines personnes ne suivent pas les recommandations et posologies conseillées, et dépassent bien souvent les doses maximales autorisées.

Dans l’idée collective :

Une personne prenant trop de Doliprane et qui fera une intoxication = c’est la faute de la personne qui a pris trop de médicament, le Doliprane est très bien et c’est normal de s’en servir pour se soigner, sans avoir peur des effets secondaires possibles du médicament.

Une personne prenant trop d’HE et qui fera une grosse allergie = c’est la faute de l’HE car elle est allergisante. Il faut donc avoir peur des HE , c’est pas bon de faire de l’automédication avec ces produits …

Aussi, ce qui peut être dangereux, c’est l’accumulation des HE : présence dans la crème de jour, dans le gel douche, dans la crème pour le corps, dans le shampoing, dans le dentifrice et prise par voie orale . L’intoxication résulte encore une fois de la sur consommation et de la sur application des HE, et non pas de la toxicité des HE.

Les contres indications

Il existe cependant quelques contres indications à l’utilisation des HE.

Les HE sont déconseillées aux personnes ayant une sensibilité au niveau du foie. C’est pourquoi il est vraiment conseillé de faire un bilan avec un naturopathe avant de vous soigner avec des HE.

Les huiles les plus puissantes, celles contenant des cétones, qui présentent des risques neuro toxiques pour les personnes sensibles, sont déconseillées pour les personnes épileptiques. Toutes les HE ne contiennent pas de cétones, c’est pourquoi toutes les HE ne sont pas interdites pour les personnes épileptiques.

Voici celles qui sont déconseillées:

l’anis vert, le curcuma, le cèdre de l’Atlas, l’eucalyptus (mentholé, globulus et à cryptone), la menthe verte et poivrée ou encore le romarin à camphre et à verbénone

Les HE sont aussi déconseillées en inhalation pour les personnes asthmatiques, mais peuvent être bénéfiques en application locale. Il existe des préparations très simples et efficaces qui permettent de soulager l’inflammation des bronches et de réduire l’utilisation de la cortisone.

Les allergies

Il existe un risque d’allergie lors de l’utilisation d’une HE : brûlure, boutons, prurit, et dans les cas plus grave œdèmes etc…

C’est pour cela qu’il est toujours recommandé de faire un test 24H avant l’utilisation d’une HE sur le pli du coude, et recommencer cela au minimum 2 fois (une allergie ne survient jamais au premier contact avec l’allergène).

Si une allergie survient après l’application d’une HE, il suffit dans la plupart des cas de cesser l’utilisation du produit pour que l’allergie s’arrête d’elle même.

L’application d’une huile douce comme de l’huile de jojoba ou de macadamia permettra de réduire l’inflammation.

Et pendant la grossesse? Et sur les bébés?

Certaines HE ont un très faible pouvoir allergisant, c’est pourquoi elle peuvent être appliqué sur les bébés, les enfants, les femmes enceintes…

Non, les HE ne sont pas toutes à bannir pendant la grossesse!

Beaucoup de marques refusent de vendre un produits contenant des HE à une femme enceinte, ou à un bébé, seulement pour se protéger et préfèrent prôner le risque 0. En effet, dans le doute, il vaut mieux se passer de l’utilisation des HE pendant 9 mois, afin d’écarter tout les risques possibles. (Ce principe de précaution est le même pour tous les médicaments.)

En revanche, l’idée reçue que toutes les HE sont dangereuses pendant la grossesse ou sur les bébés est erronée.

Certaines HE sont en effet interdites pendant la grossesse en raison de leur toxicité sur le foetus, et de leur risque d’avortement ou d’accouchement prématuré. En voici la liste non exhaustive:

Achillée millefeuile, Acore calamus, Ail, Ajowan, Aneth, Anis vert, Angélique, Armoise, Bois de Siam, Cannelle de Ceylan (feuille et écorce), Cannelle de Chine, Carvi, Cèdre de l’Atlas, Cèdre de l’Himalaya, Curcuma, Cyprès, Eucalyptus à cryptone, Eucalyptus globulus, Eucalyptus mentholé, Genévrier, Girofle (clou et feuille sauf accouchement), Hysope officinale, Katrafay, Lantana, Lavande stoechade, Menthe des champs, Menthe verte, Menthe poivrée, Menthe pouliot, Nard, Noix de muscade, Origan compact et vulgaire, Palmarosa (sauf accouchement), Persil, Romarin à camphre, Romarin à verbénone, Sarriette, Sauge officinale, Tagète, Thym à linalol, Thym à thymol , Thym saturéoïdes, Thuya, Valériane des Indes, Verge d’or, Zédoaire …

D’autres sont autorisée à partir du 4ème mois de grossesse:

Basilic à linalol, Bergamote (avec ou sans furocoumarines), Bois de Hô, Camomille allemande, Camomille romaine, Cardamome, Cèdre de Virginie, Ciste ladanifère, Citron, Citron vert, Cumin, Epinette noire, Estragon, Eucalyptus citronné, Eucalyptus radié, Eucalyptus smithii, Fragonia, Galangal, Géranium bourbon, Géranium Egypte, Gingembre, Hélichryse italienne, Iary, Inule odorante, Kunzea, Laurier noble, Lavande fine, Lemongrass, Lentisque pistachier, Mandarine, Marjolaine à coquilles, Marjolaine à thujanol, Niaouli, Orange, Orange sanguine, Petitgrain, Pin, lariccio, Pin maritime, Pin de Patagonie, Pin sylvestre, Pruche, Ravintsare, Rhododendron, Rosalina, Rose, Tea tree, Ylang-ylang III, Ylang-ylang complète

L’utilisation des huiles essentielles par voie orale est cependant à proscrire, sauf sur avis médical, pendant toute la grossesse. Seule l’HE de Citron aux doses conseillées pour lutter contre les nausées est autorisée par voie orale.

La voie cutanée reste à privilégier en évitant les massages abdominaux qui sont les zones les plus proches du foetus.

La diffusion atmosphérique de certaines huiles est également possible grâce à un diffuseur ou un brumisateur adapté. On peut également verser quelques gouttes d’huiles essentielles sur un mouchoir ou des billes d’argiles.

Il est très important de bien respecter les conseils concernant les dosages et modes d’utilisations figurant sur la fiche technique de chaque huile essentielle avant usage.

Concernant les bébés, certaines HE sont autorisées chez les bébés à partir de 3 mois, avec des posologies bien spécifiques:

Camomille Matricaire, Camomille Romaine, Ciste, Eucalyptus Radiata, Inule Odorante, Lavande Fine, Lavande Vraie, Marjolaine à Coquilles, Petit Grain Bigarade, Ravintsara, Saro, Tea Tree, Thym à Linalol, Thym à Thujanol, Ylang Ylang Complète, Ylang Ylang III

Il existe même des préparations toutes faites aux HE, comme par exemple la marque PranaBB, qui est conçue spécifiquement pour les bébés et permet de les soulager lors de gros rhume, bronchiolite ou poussées dentaires par exemple.

ET LES EAUX FLORALES ET HYDROLATS?

L’hydrolat et l’eau florale sont recueillies après la séparation de l’HE lors de la distillation.

http://tpehuilesessentiellesetsante.e-monsite.com/pages/i-les-huiles-essentielles-une-utilisation-millenaire/definition/b-les-differentes-techniques-d-extraction-des-huiles-essentielles.html

Moins concentrées en principe actifs leur actions seront plus douces, et le risque d’allergie sera lui aussi beaucoup plus faible.

Il est tout à fait possible de remplacer les HE par des eaux florales et hydrolat en cas de sensibilité.

Les eaux florales et hydrolats peuvent être utilisées en application cutanée ou par voie orale également.

L’eau florale de fleur d’oranger par exemple, obtenue à partir de l’Oranger amer, aide à l’endormissement des enfants et à l’aromatisation des pâtisseries.

Dans toutes les cas, je vous recommande encore une fois vivement de consulter un naturopathe avant de vous lancer dans cette aventure de l’aromathérapie.

PATIENTER…
MERCI POUR VOTRE ABONNEMENT!

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