COMMENT AIDER SON ENFANT À DEVENIR GRAND FRÈRE OU GRANDE SOEUR?

Quelques conseils pour aider son enfant à devenir « un grand »

L’impliquer pendant la grossesse

Nous avons énormément impliqué Louis pendant ma grossesse : il a participé à la première échographie, nous lui parlions de sa petite soeur régulièrement, il nous a aidé à monter les meubles de sa chambre, il lui a même choisi son doudou.

Cet achat a été d’autant plus important pour Louis qu’il est très attaché à son doudou, et sait l’importance que cet ami a pour les enfants.

Il a eu à coeur de choisir le plus beau, le plus doux, le meilleur pour sa petite soeur. Il était fier de dire à qui voulait l’entendre qu’il avait fait cet achat pour elle.

Cela lui a permis de prendre activement part dans cet évenement et de ne pas se sentir mis à l’écart.

Il a pu offrir son doudou à sa soeur dès les premières minutes et elle a pu lui offrir sa boîte à grand frère.

Lui préparer une boîte à grand frère / grande soeur

Nous avions préparé une boîte à grand frère 100% personnalisée selon les goûts de Louis, que sa soeur lui a remis à leur première rencontre afin de le remercier de l’acceuillir dans la famille.

Il a été très heureux de ce geste !

Voici les différents trésors qui se cachaient dans la boîte:

Customisation d’une boîte en carton selon les goûts de Louis: ce sera un thème Batman
Tous ses trésors
Album de Yakari offert par les créateurs du site FunkyFrames
Un peu de lecture
Des craies pour gribouiller
Un cahier d’exercice de grand
Passion gommettes
Quelques douceurs, interdites habituellement!

Quand la rencontre ne se passe pas comme prévu

Je ne pensais pas que la première rencontre serait si compliquée pour Louis. Je l’avais imaginé acceuillir sa petite soeur à bras ouverts, en étant ravis de la rencontrer enfin…

Ce fut le cas. Un bref instant. Puis s’en est suivi une cascade de larmes, Louis inconsolable nous demandant de la ramener à la maternité.

Il ne m’en fallait pas plus pour craquer à mon tour, en plein baby blues, à J+3 post partum…

J’étais à la fois triste pour mon grand garçon de se sentir si mal et incompris, et aussi pour ma fille d’être si mal reçue.

Les jours suivants ont été encore plus compliqués à gérer, avec un Louis employant des mots forts comme « je veux tuer ma petite soeur », « je veux qu’on te la remette dans ton ventre », « pourquoi vous voulez me remplacer? », « je veux qu’elle aille dans une autre famille », et faisant également énormément de bétises.

Dur pour mon petit coeur de maman.

J’en ai longuement discuté avec ma psychiatre, qui est également pédo psychiatre. Selon elle il est tout à fait sain que Louis puisse s’exprimer aussi librement à ce sujet, preuve de sa confiance absolue en nous. Elle m’a demandé de ne pas sermonner Louis dans ces moments, mais d’au contraire accepter ses émotions et de les accueillir.

Elle m’a expliqué que le besoin de réassurance de Louis d’exprimait dans les bétises: je fais une bétise, papa et maman se fâchent, s’intéressent à moi donc je vais faire encore plus de bétises.

Pour rompre ce cercle vicieux, il est important selon elle de ne pas rentrer dans ce jeu: Si Louis fait une bétise, lui dire simplement « tu sais très bien que ce n’est pas bien de faire ça, et ça ne m’intéresse pas. Je te propose plutot de venir faire ça… » tout en ne le regardant pas et en quittant la pièce.

Elle m’a exliqué que ce que ressent Louis serait du même degrés pour moi si Julien rentrait un soir en m’expliquant avoir une maîtresse: « tu sais je t’aime toujours autant mais je vais être un peu moins disponible pour toi afin de lui donner aussi sa place ».

Afin de combler son manque d’assurance, elle m’a également conseillé de choisir un mot clé entre Louis et nous, afin qu’il puisse l’utiliser dans un grand moment de besoin affectif qu’il ne pourrait pas différer. Si je suis en train de m’occuper de sa petite soeur mais qu’il prononce ce mot, je sais qu’il y a urgence et que je dois immédiatement faire attention à lui.

Miracle, ça fonctionne très bien chez nous. Depuis quelques jours Louis est plus calme et prend plaisir à s’occuper de sa petite soeur.

En revanche, Louis vit une phase de régression : pipi et caca dans la culotte, demande de manger des bibis de lait. Là encore, aucune inquiétude de la part de ma psy, c’est une phase normale. Il ne faut selon elle pas gronder Louis, mais lui expliquer à chaque fois la chance d’être un grand, et lui énumérer tout ce que sa petite sœur ne peut pas faire comme elle est trop petite.

Lui donner des missions de grand frère

Louis aime venir m’aider changer la couche de Zélie, en me donnant une couche propre. C’est son moment de grand frère, a prendre soin d’elle avec plaisir.

Aussi il adore traduire ce qu’elle essaye de nous dire: selon lui il parle « l’enfant » donc lui seul peut comprendre ce qu’elle souhaite.

Il est si fier de voir que nous l’écoutons lorsqu’il nous dit « je crois qu’elle a faim » , « je crois qu’elle veut un calin » etc…!

Avec le temps va, tout s’en va…

Devenir un grand n’est finalement pas aussi simple pour nos grands bébés, même s’il y a parfois des rencontres faciles, c’est un grand bouleversement dans leur vie, leur coeur et leur tete.

Je pense que nous leur en demandons trop en attendant qu’ils aiment spontanément leur frère et soeur.

L’amour se construit avec le temps, et la complicité avec ! Je suis persuadée que Louis va être un super grand frère. Je lui laisse le temps de prendre ce nouveau rôle de sa vie.

PATIENTER…
MERCI POUR VOTRE ABONNEMENT!

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