LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE AUTONOME

NOTRE MÉTHODE DE DIVERSIFICATION

Nous avons commencé la diversification de Zélie à ses 5 mois, lorsque nous l’avons senti prête à sauter le grand pas de l’alimentation solide.

Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que nous avions commises par le passé avec Louis, qui a développé des néophobies alimentaires probablement à cause du manque d’accompagnement, nous avons cette fois décidé de nous faire aider et de faire une diversification alimentaire autonome, aussi appelée DME.

LE MANQUE DE SUIVI PENDANT LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE DE BÉBÉ

Nous étions pourtant suivi par un super pédiatre sur Paris.

Lorsque Louis a eu 4 mois, pendant la consultation mensuelle il nous a donné un polycopié de 10 lignes expliquant les différentes étapes de la diversification en nous demandant de commencer dès le lendemain, sans s’assurer que Louis soit prêt.

Comme de bons petits soldat nous avons commencé sa diversification en suivant scrupuleusement ce qui était noté sur le document du pédiatre.

Nous avons fait toutes les erreurs possibles pendant cette diversification, et Louis a évidemment développé un rapport très conflictuel avec la nourriture, et une néophobie alimentaire : par période il n’acceptait de se nourrir que de certains aliments, de certaines couleurs, ou de certaines textures…

Lorsque nous expliquions notre désarroi au médecin, il ne savait pas nous répondre et nous demandait simplement d’insister.

Il était clair que nous ne voulions pas reproduire le même schéma avec Zélie, et nous avons décidé de nous faire accompagner par une vraie professionnelle de la nutrition et de la diversification alimentaire : Julie de Hamstouille, rencontrée par hasard sur mon Instagram. (cet article n’est pas du tout un partenariat avec Julie, elle n’est pas au courant que je vais la nommer ici 🙂 )

LA DIVERSIFICATION AUTONOME

Julie nous a expliqué les bases de l’alimentation autonome et nous avons, par le biais de sa plateforme, eu toutes les informations nécessaires pour débuter sereinement la diversification de Zélie.

Zélie a commencé par manger seule ses purées à la cuillère pré remplie NumNum, comme une grande et à boire dans une mini tasse babyCup.

Nous remplissions sa cuillère, lui tendait, et elle l’a saisissait pour la porter seule à sa bouche. Ensuite nous guidions sa main vers le bol pour en remettre. Nous la laissions aussi plonger sa main dans la purée afin de toucher la texture. Il est clair qu’il ne faut pas avoir peur de faire un poil de ménage après le repas! C’est pourquoi j’ai commandé des bavoirs Tidy tot que j’ai hâte de recevoir.

Nous ne pensions pas que si petite elle pouvait être capable de manger en totale autonomie et pourtant… À 5 mois elle était capable de porter sa cuillère à la bouche, de déglutir sans problème ses bouchées et nous faire comprendre quand elle n’en voulait plus.

Nous la laissions toucher à volonté ses purées avec ses mains, les porter à sa bouche, chose que nous interdisions formellement à Louis, car il n’avait pas le droit de « jouer » avec la nourriture.

Nous ne savions pas que Louis ne jouait pas, mais qu’il avait besoin de toucher pour appréhender les nouvelles textures et les accepter.

VERS UNE ALIMENTATION EN FINGERFOOD

Puis, aujourd’hui, à 6,5 mois, nous sommes passés vers un autre type de diversification: les finger food, plus connus sous le nom DME. Tous les feux étaient aux verts : elles tient assise, attrape les aliments et est très intéressée par ce qu’on mange.

L’idée est de proposer des gros morceaux d’aliments très mous (qui se transforment en purée lorsqu’ils sont écrasés entre la langue et le palais) que l’enfant va saisir dans sa main et porter à sa bouche afin de se nourrir.

Contrairement aux idées reçues, il est totalement possible de passer d’une alimentation purée vers les finger food sans aucun problème, le reflex vomitif étant toujours présent chez les bébés (adultes, nous savons bien manger de la purée et des morceaux!).

Zélie a donc « mangé » (elle a surtout réussi à porter à sa bouche et à prendre quelques morceaux) aujourd’hui son premier repas solide, composé de pomme de terre et de courge, et son premier goûter de banane, kiwi, et beurre de cacahuète. Une réelle fierté pour nous.

Si vous voulez vous lancer avec votre bébé n’hésitez pas à contacter Julie, qui se fera un plaisir de vous aider (et encore une fois je ne gagne rien à vous partager ce bon plan!).

LA DIVERSIFICATION À LA CRĒCHE

Zélie est dans une crèche privée People And Baby deux journée par semaine.

Lorsque nous avons commencé la diversification de purée en autonomie nous leur avons expliqué notre façon de faire, et nous nous attendions à un refus de leurs part pour poursuivre cette méthode dans leur structure. Bien au contraire ! Ils ont été surpris de voir Zélie manger ainsi et nous ont indiqué vouloir continuer avec elle notre méthode. Nous leur avons donné une cuillère afin de leur faciliter le repas.

L’avantage de cette crèche est qu’ils ne sont que 10 enfants pour 3 professionnelles (dont seulement 3 bébés), et peuvent prendre le temps avec chaque enfant, afin d’avoir un accueil individualisé. Ce n’est malheureusement pas le cas dans toutes les crèches, certaines doivent donner à manger aux bébés « à la chaine » ce qui impose une cadence et un mode d’alimentation non autonome.

Certaines nounous ont peur de se lancer dans les purée en autonomie car elles redoutent la fausse route, mais vous pouvez les rassurer en leur montrant la méthode et en leur expliquant qu’il n’y a pas plus de risques de fausse route qu’en imposant un rythme à l’enfant en lui mettant la cuillère de purée dans la bouche.

N’hésitez pas à en parler à votre mode de garde, crèche ou nounou, si vous décidez de commencer une diversification autonome, votre demande sera peut être acceptée et entendue.

Nous avons fait le choix de ne pas leur demander de faire la DME (finger food) les jours de crèche, mais de continuer les purées en autonomie, pour leur éviter un stress inutile. Aussi, il faut que le bébé soit dans un état optimal de concentration pour éviter les fausses routes, ce qui n’est pas le cas à la crèche, bébé étant sur-stimulé par les autres enfants.

Les jours de crèche nous donneront quelques aliments solides le soir à Zélie si elle n’est pas trop fatiguée.

Je suis vraiment conquise par ce mode d’alimentation, et j’espère sincèrement que Zélie aimera manger comme j’aime tant le faire, aimera découvrir de nouvelles saveurs et aura un palais gourmand!

PATIENTER…
MERCI POUR VOTRE ABONNEMENT!

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