L’ADAPTATION À LA CRÈCHE (OU CHEZ LA NOUNOU!)

Je pensais à tort que la période d’adaptation servait uniquement à aider les enfants à se familiariser à leur nouveau mode de garde. Hors, dans la plupart des cas, l’adaptation sert aussi aux parents, pour qu’ils apprennent à faire confiance en la personne qui s’occupera de bébé.

COMMENT SE PASSE UNE ADAPTATION?

Chaque crèche ou nounou à son propre protocole d’adaptation, et je vous invite à en discuter avec eux dès l’inscription de votre enfant. Si le planning établi ne vous convient pas, est trop rapide ou au contraire trop long, vous pouvez en discuter avec eux afin de trouver le rythme qui vous correspond et qui correspond à votre enfant.

PLANNING D’ADAPTATION

Ma fille a fait son adaptation dans sa crèche People and baby d’Aix en Provence la semaine dernière, et j’ai trouvé le rythme très intéressant et plus adapté que celui que j’avais pu précédemment suivre avec mon fils, il y a 4 ans, dans sa crèche municipale de Paris.

L’adaptation s’est passée sur 1 semaine, mais dans sa crèche il est possible d’allonger la période à 2 semaines si bébé, la famille ou l’équipe en ressentent le besoin.

J1: journée complète avec le parent. L’enfant vit une journée de garde complète mais c’est le parent qui s’occupe de son bébé, l’équipe est en observation. Le parent s’occupe du repas, du change, de l’endormissement pour les siestes. L’enfant s’imprègne de tous les lieux avec son parent. (9h 17h pour nous)

J2: journée complète avec le parent mais c’est l’équipe qui s’occupe du bébé, le parent reste en observation. Le parent peut intervenir à tout moment s’il sent son bébé angoissé. (9h 17h pour nous)

J3: petit moment sans le parent. Le parent reste 30mins avec le bébé en observation puis part et l’enfant reste 3 heures seul avec l’équipe. (9h à 12h)

J4: petite journée seul. Le parent dépose l’enfant, reste 10 mins en observation puis part, et récupère l’enfant après la sieste (9h à 14h).

J5: journée complète seul. Première journée ou l’enfant reste toute la journée (9h à 17h pour nous).

J’ai vraiment apprécié passer 2 journées entières avec l’équipe à la crèche, si vous en avez la possibilité n’hésitez pas à le demander! J’ai pu voir comment se déroule une journée pour les enfants, le rythme adopté, j’ai pu apprendre à connaître l’équipe et les autres enfants, et j’ai pu bien discuter avec toute l’équipe.

APPRENDRE À FAIRE CONFIANCE

J’ai aussi du apprendre à faire confiance en l’équipe. Laisser la chair de sa chair à des inconnus est une chose terriblement difficile pour un parent. En tout cas c’est terrible pour moi!

Un mélange de culpabilité de la laisser et de ne pas la garder avec moi, et aussi de peur qu’il lui arrive quelque chose, ont rendu la séparation très difficile. La veille de son adaptation, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, me traitant de mauvaise mère.

Le troisième jour d’adaptation j’ai préféré rester 3h dans le parking de la crèche, à 1 min de ma fille. Certains trouveront que c’est excessif, je pense que cela m’était nécessaire.

À disposition de l’équipe et de ma fille au moindre problème, je me suis sentie rassurée d’être physiquement proche d’elle pour intervenir au besoin.

N. qui s’occupait de Zélie ce jour là est venue plusieurs fois me rassurer et me donner des nouvelles.

J’ai pu la laisser en confiance le lendemain, et n’ai plus été anxieuse à l’idée de partir.

Ma psy m’a appris qu’il est fondamental de s’écouter, d’accepter ses doutes et ses angoisses et de les verbaliser à bébé : il apprendra plus facilement à extérioriser ses propres émotions et gagnera en confiance en lui.

J’ai énormément parlé à Zélie les deux semaines précédents son entrée à la crèche, je lui ai expliqué où elle irait et pourquoi elle irait là bas, ce qu’elle y ferait et avec qui. Elle connaissait déjà l’idée de la crèche avant même son adaptation et je pense que ça l’a aidé à comprendre son nouveau rythme de vie.

Zélie n’a pas du tout été angoissée à la crèche et n’a jamais pleuré lors de mon départ. Nous avons réussi a créer un cadre de confiance, une extension de son environnement familier.

QUAND L’ADAPTATION SE PASSE MAL

Mais il arrive parfois que malgré toute notre bonne volonté l’adaptation soit terriblement difficile pour bébé : pleurs à la séparation, bébé qui refuse de s’alimenter ou de dormir…

J’ai vécu cette situation lors de l’entrée en crèche de Louis à ses 5 mois. Nous étions beaucoup moins bien préparés…

Ne culpabilisez pas, ce n’est pas de votre faute.

J’avais essayé de trouver des solutions après coup avec l’équipe pour accompagner au mieux mon fils: j’avais demandé à allonger la période d’adaptation et de rester davantage avec Louis pour qu’il prenne ses marques plus facilement. Il lui a fallu 2 mois pour se faire à cette nouvelle routine et à son nouveau quotidien. 2 mois à me fendre le coeur chaque matin, et à retrouver un bébé ronchon le soir. Terrible pour mon coeur de maman, j’étais obligée d’aller travailler tous les jours.

Si c’est votre cas: je sais combien c’est difficile, n’hésitez pas à prendre rdv avec la direction de la crèche ou l’assmat qui s’occupe de votre enfant afin de trouver des solutions.

PATIENTER…
MERCI POUR VOTRE ABONNEMENT!

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