BURN OUT MATERNEL

Cet article a été réalisé grâce au témoignage d’une maman

J’ai toujours essayé d’être la meilleure dans tout, de me surpasser.

Études, check. Travail, check, développement personnel, check.

Maternité ? Pas check. Échec.

Je voulais être une mère parfaite. Celle qu’on voit dans les films.

Qui a un brushing impeccable, une maison parfaitement rangée, fait des petits plats maisons, a des enfants adorables.

Je n’ai pas vu le coiffeur depuis… Je ne m’en souviens même plus. Ma maison ressemble à un champs de bataille, les legos en sont les mines… Picard est mon meilleur ami, et mes enfants sont…. des enfants, en pire.

Je m’en voulais de ne pas y arriver comme « elles ». Pourquoi? Qu’avais je loupé?

Un matin, je me suis levée, mais je me sentais encore épuisée. Physiquement et psychologiquement.

Le tourbillon de ma vie m’est revenu en pleine tête comme un boomerang. Je n’y arrivais plus.

J’ai eu envie de les jeter par la fenêtre, de me jeter par la fenêtre. Pour ne plus les entendre.

J’ai eu envie de faire mes valises et de partir loin. De ne plus revenir et de redevenir celle que j’étais avant. De les abandonner, car ils seraient mieux sans moi.

J’étais anesthésiée. Mais j’ai osé en parler, pour ne pas sombrer.

J’ai été jugée : « mais tu es folle comment peux tu dire une chose pareille? » « penses à celles qui ne peuvent pas en avoir ». Bien sûr que je pense à elle. Mais cela n’empêche pas que je n’en puisse plus de vivre ma vie, ou plutôt de ne pas la vivre et de la subir.

Mais j’ai aussi été aidée, par une main amicale qui s’est tendue : « je connais une super psy, tu devrais aller la voir, je peux prendre rdv pour toi si tu veux. Je pense que tu fais un burn out ».

Burn out maternel. Ou quand la maternité devient un enfer, que tu ne sais plus comment avancer, ni quoi faire pour aimer tes enfants, aimer ta vie. T’aimer, toi.

Cet état va plus loin que le seul agacement, que la seule fatigue. C’est un épuisement généralisé, une sensation d’échec, de trou noir.

J’ai attrapé cette main tendue, cet espoir d’un avenir meilleur. J’ai pris RDV chez un spécialiste. Je me suis livrée, il m’a écouté, m’a aidé à m’en sortir.

Ça n’a pas été simple, mais aujourd’hui je remonte la pente. Je reprends goût dans ce rôle de maman que j’ai détesté un temps. Car malgré tout, je les aime. Plus que tout.

Le burn out au travail est devenu « populaire », bien intégré par tous, et est devenu presque normal. Mais le burn out maternel est tabou, comme si une mère n’avait pas le droit de craquer. Nous sommes jugées, catégorisées mauvaises mères, et ça fait mal…

Et vous, connaissiez vous le burn out maternel?

PATIENTEZ
MERCI!

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