ÉDUCATION POSITIVE ET CULPABILISANTE

Avant d’être maman, je ne m’étais jamais intéressée aux différents types d’éducations.

Je pensais faire au feeling, de la même façon que mes parents l’avaient fait avec moi. Je ne pense pas être une mauvaise personne, donc je me disais que l’éducation que j’ai reçu doit être la bonne.

Puis je devenue mère, et je me suis intéressée à l’éducation positive et bienveillante.

Cette approche éducative proche des besoins de l’enfant, visant à le valoriser plutôt qu’à le punir, à le laisser faire ses propres expériences afin de comprendre le monde qui l’entoure. Cette éducation, qui n’impose pas l’adulte comme supérieur à l’enfant, mais comme son mentor. Une éducation qui se veut bienveillante.

Génial ! Sur le papier

J’ai suivi énormément de comptes Instagram et Facebook faisant l’éloge de ce type d’éducation.

La quasi totalité des personnes se prônant bienveillantes avec leur enfants ne le sont pas du tout avec les autres adultes!

Insultes, culpabilisation, déballage de savoir… A aucun moment je ne suis tombée sur un compte expliquant et accompagnant les jeunes parents en quête de …. bienveillance !

J’avais l’impression de faire tout de travers. Mais à aucun moment je n’ai trouvé des réponses, et des solutions pour modifier certains de mes comportements. Je me suis sentie dépassée.

J’ai vite perdu confiance en moi. J’avais l’impression de faire constamment mal les choses avec Louis, d’être une mauvaise mère.

J’ai passé mon temps à culpabiliser!

Oui, il m’arrive de crier. Quand je répète 7 fois à Louis de toutes les façons possibles que de courir dans notre appartement fait du bruit et dérange les voisins. Quand le détournement d’attention ne fonctionne pas. Quand les explications n’ont aucun impact.

Oui il m’arrive de le punir. Quand il me crache dessus parce qu’il n’est pas content. Oui, 2 ans et demi et il lui arrive de me cracher dessus. Je ne sais pas où il a appris. Quand je lui explique que son geste me fait du mal et me peine, mais qu’il continue, encore et encore, jusqu’à me frapper. Et que c’est la seule solution qui le calme.

Comment armer mon petit à la dure réalité de la vie, s’il n’est pas confronté à la frustration dès aujourd’hui? Les sanctions existent aussi pour les adultes qui fautent:  PV, licenciement, mise à pied, prison, rupture…

Je pense que l’éducation positive et bienveillante à ses limites.

Je pense que c’est très bien de considérer l’enfant comme une personne à part entière, de faire attention à ses émotions. Sans pour autant en faire un enfant qui grandit sans limite, ni cadre.

Mais alors, éducation positive ou pas?

J’ai décidé de prendre ce qui me va dans ce type d’éducation, et de laisser ce avec quoi je ne suis pas à l’aise.

  • Je ne le force jamais à prêter un jouet ( est ce que je prête mon portable à des inconnus sans crainte ? ) Mais je lui explique que ça ferait très plaisir à l’autre enfant s’il pouvait se servir de son vélo ou se son ballon, et que je suis là pour surveiller. Louis devient de plus en plus généreux avec les autres !
  • J’ai des principe d’éducation auxquelles je ne déroge pas, qui sont la sécurité et la politesse. En dehors de ces deux pilier, je ne le force jamais Louis à faire quelque chose que je souhaite, mais je tente de négocier toujours par le jeu. « range tes jouets » devient  » c’est qui qui va gagner en rangeant les jouets le plus vite? toi ou moi? « met tes chaussures » devient  » à trois on met nos chaussures le plus vite possible : un deux trois partez ! »
  • Je ne le force jamais à manger ou à terminer son assiette. Il a le droit de ne pas avoir faim, et c’est à moi de réduire les portions pour qu’il n’y ait plus de gaspillage.
  • Je ne dis jamais à Louis « ce n’est pas grave, relève toi » quand il tombe, mais je lui demande toujours si « ça va ? ». Il a le droit d’avoir mal, d’avoir eu peur, et de pleurer pour ça. Si un adulte tombe devant moi en pleine rue, je lui demande toujours s’il a besoin d’aide et si ça va. Pourquoi ne pas le faire avec un enfant? Louis n’est pas plus « chochotte » qu’un autre enfant, au contraire, il sait juger quand c’est vraiment grave et quand il peut se lever tout seul.
  • Je ne laisse jamais Louis pleurer. C’est très mauvais pour le développement de son cerveau.
  • J’essaye de toujours mettre un mot sur ses émotions, pour qu’il apprenne à les maîtriser :  » je sais que tu es en colère Louis, mais penses tu que de jeter tes jouet va résoudre ton problème? »

Je pense que c’est bien de dialoguer avec l’enfant afin de comprendre ce qu’il souhaite. Sans pour autant se laisser déborder.

J’ai arrêté de culpabiliser. Je ne suis pas une mère parfaite. Je fais des erreurs, sûrement. Mais j’aime mon fils. Plus que tout. Et je souhaite le meilleur pour lui.

N’est ce pas l’essentiel ?

Et vous, que pensez vous de l’éducation positive et bienveillante?

PATIENTEZ
MERCI!

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