AGRESSIONS SEXUELLES

Comment protéger mon enfant, mon petit bout, ma merveille des prédateurs sexuels?

C’est une question que je me pose constamment. J’ai tellement peur qu’on me l’enlève au parc ou au super marché, ou qu’une personne dite de confiance abuse de lui, sous mon nez.

Je sais que je ne pourrai jamais le protéger de tout les dangers qu’offre notre société.

Mais je peux lui permettre d’en prendre conscience, en les lui expliquant. Du moins je l’espère de tout mon coeur.

Je lui demande toujours s’il accepte que je lui touche son « zizi » et son « cucul » avant de le changer.

Je lui explique que personne n’a le droit de lui toucher s’il n’a pas donné son consentement avant.

Que si un monsieur ou une dame lui demande de le suivre, ou lui touche le zizi, ou lui demande de lui toucher son zizi, il doit taper, crier et courir.

Je lui explique qu’il n’a pas le droit de me baisser le pantalon pour voir ma culotte et mon « zizi », car personne n’a le droit de toucher la culotte et le « zizi » des autres. Enfants, ou adultes. Interdit.

On oublie que notre enfant peut aussi avoir le mauvais rôle, et être celui qui fait du mal.

Plus tard je lui dirai que s’il pense qu’un enfant ou un adulte fait quelque chose qu’il juge déplacé, et que si cette personne le menace de faire du mal à papa et maman s’il nous en parle, c’est un gros mensonge pour lui faire peur. Que jamais il n’arrivera de malheurs à sa famille ou à lui s’il nous parle.

Mon propre vécu a certainement conditionné ma hantise par rapport à ce sujet.

J’ai été victime d’attouchements sexuels par un cousin pervers narcissique de mes 9 ans à mes 13 ans. Il n’avait qu’un an de plus que moi.

Je n’ai pas su réagir, je n’ai pas su en parler. Je n’ai pas su crier, taper, courir.

J’avais peur, j’ai encaissé. Encore et encore.

Jusqu’à ce que ça sorte. Car je n’en pouvais plus. J’ai tout déballé à mon frère au détour d’une dispute.

Je n’étais pas armée pour prendre conscience du danger. Pour comprendre que le chantage ne suffirait pas à me faire taire. Qu’il n’est pas normal de « s’exercer » sur un membre de sa famille, qu’il n’est pas normal d’essayer avant le jour J. Surtout pas à 9, 10, 11 ans.

Que je n’avais pas à avoir honte. Que ce n’est pas à la victime d’avoir honte de ce qui lui arrive. Jamais.

Parler avec nos enfants est la première prévention. Parler de sexualité librement, sans tabou, en abordant tous les sujets possibles.

Et vous, abordez vous ce sujet avec vos enfants?

PATIENTEZ
MERCI!

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